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  • Dernière modification de la publication :15 septembre 2019

Thème: Evaluation de la quantité de Carbone séquestrée par les palétuviers au lac Ahémé

1. Contexte

Le lac Ahémé est le deuxième grand lac du Bénin couvrant une superficie de 126 km2. Entouré par les communes de Bopa, Comé et Kpomassè, il est situé au Sud-Ouest du Bénin. Ce lac abrite quelques poches de mangroves dominées par les palétuviers (Rhizophora racemosa et Avicenia germinans). La faune aviaire est très riche avec la présence d’oiseaux migrateurs et la faune halieutique est assez variée avec 71 espèces recensées.

La pression de plus en plus accrue sur les ressources naturelles de la région, se caractérise aujourd’hui par la presque disparition des palétuviers, l’érosion des berges et l’ensablement avec comme conséquence une diminution drastique de la production halieutique contraignant plus de 10.000 pêcheurs riverains au chômage et à l’exode rural. La dégradation continue des conditions de vie des populations a donc entraîné leur appauvrissement et marginalisation.
Le Palétuvier est un arbre très résistant et adapté aux milieux contraignants. C’est l’espèce dominante des mangroves. Les mangroves sont les écosystèmes les plus productifs en biomasse de notre planète, lieu de reproduction de nombreuses espèces de poissons, oiseaux, crabes, mollusques, crustacés. C’est également le lieu de récolte et d’utilisation traditionnelle de produits utilisés par la population locale : crustacés, crabes, crevettes, bois, miel, artisanat, pharmacopée. De plus, la mangrove joue un rôle important dans la fixation du carbone.

La mangrove désigne également le groupement de végétaux principalement ligneux qui se développent dans la zone de balancement des marées appelée estran (ou zone de marnage) des côtés basses des régions tropicales. Ces milieux particuliers procurent des ressources importantes (forestières et halieutiques) pour la population vivant sur les côtes : ce sont les écosystèmes les plus productifs en biomasse de notre planète, il faut donc les entretenir et les protéger. Au-delà de cette fonction qu’assure le palétuvier, il est reconnu pour sa grande capacité d’absorption du CO² contenu dans l’atmosphère.

C’est donc pour ces raisons fondamentales, que l’ONG BENIN ECOTOURISM CONCERN (ECO-BENIN ONG) en partenariat avec le Camping la Via Natura et Esterel Caravaning, s’est fixé comme objectif de compenser le carbone produit par les différents voyageurs lors de leurs déplacements en plantant d’ici l’an 2012 environ 2 millions de palétuviers au lac Ahémé.

Mais la difficulté actuelle réside dans le fait qu’on se base sur les données d’études faites en Indonésie pour estimer le C02 compensé par les palétuviers ainsi plantés; ces données stipulent que le bilan carbone pour une espèce de palétuvier (Rhizophora Apiculata) serait de 24, 6 Tonnes éq CO²/ ha / an. L’ espèce de palétuviers plantée pour l’initiative autour du lac Ahémé étant différente (Rhizophora sp), de celle de l’indonésie et les conditions climatiques et édaphiques aussi, il est alors important de faire des travaux de recherche pour connaître la capacité de stockage de CO2 produit par superficie et par an par le Rhizophora sp .
L’objectif de ce projet est donc d’effectuer des travaux de recherches sur le terrain et en laboratoire afin d’évaluer la quantité d’équivalent C02 séquestré par le Rhizophora sp par an et par superficie.

2. Appuis souhaités

– Effectuer des échantillonnages en réalisant des placettes et en prenant des mesures
– Prélever la matière sèche ; aller en laboratoire pour calculer le taux de matière sèche ainsi que le taux de CO2
– Evaluer les différentes pertes et rejets de C02 possible au cours de l’initiative de séquestration
– Evaluer le bilan carbone net
– Rédiger et publier le rapport d’étude.

3. Profils recherchés
Botaniste, ingénieur chimiste, spécialiste en biodiversité, biologistes, spécialiste en foresterie
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