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  • Dernière modification de la publication :7 avril 2022

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « l’eau pour les citoyens et par les citoyens : Actions de veille citoyennes pour l’accès à l’eau potable dans les zones rurales de la commune de Boukoumbé » officiellement lancé le vendredi 21 janvier 2022 à Korontière, une étude de base en matière de gestion et du contrôle citoyen des infrastructures de fournitures d’eau potable a été réalisée pour faire l’état des lieux avant le démarrage des activités du projet. Au total, 10 enquêteurs ont parcouru les 93 villages de la commune où il y a présence d’un point d’eau. La commune de Boukombé dispose de 283 forages équipés de pompe à motricité humaine, 7 adductions d’eau villageoise et 2 postes d’eau autonome à Boukombé centre.

L’enquête a été réalisée sur un échantillon de plus de mille personnes a majorité féminin (l’effectif est composé de plus de 66% de femmes avec plus de 54% de jeunes dont l’âge est compris entre 0-40 ans). De façon globale, l’étude a révélé que l’accès à l’eau potable est reconnu par les communautés locales mais l’amélioration signification de l’accès à l’eau potable laisse à désirer. En ce qui concerne la veille citoyenne, il reste beaucoup à faire dans la mesure où en s’intéressant aux actions de veille citoyenne menées ces trois dernières années, les résultats sont peu reluisants. D’après les données de l’enquête, à peine 7% de la population enquêtée formule, par voie officielle, des plaintes liées aux pannes des infrastructures de fournitures d’eau potables ou encore des plaintes sur le comportement indélicat des délégataires de ces points d’eau   à l’endroit des autorités communales. Mieux, sur une dizaine de plaintes adressée à l’autorité communale, environ 7 sont traitées. Ce qui justifie d’ailleurs le bien-fondé de ce projet qui vise à renforcer la capacité de l’association des consommateurs d’eau potable dans la commune.

« Nous avions opté pour un mode de collecte participative, Nous sommes allés dans tous les villages systématiquement en détectant un effectif a majorité féminin. Nous avons utilisé l’outil KoBoCollect pour faciliter le traitement des données. » Jules LANDJOHOU, Chargé de Programme Nord de l’ONG Eco-Benin, Coordonnateur du projet.

Ce mardi 29 mars 2022, une trentaine d’acteurs composée des membres de l’association des consommateurs d’eau potable, de la Cellule de Participation Citoyenne, des délégataires, des réparateurs ainsi que des autorités communales ont pris part à un atelier de validation des résultats de cette enquête. Organisé par l’ONG Eco-Benin, à Tina Hôtel de Boukombé, cet atelier a eu pour objectif de soumettre à l’appréciation des parties prenantes de la gestion d’une part, et du contrôle citoyen d’autre part, des infrastructures d’eau potable (AEV et autres) dans la commune de Boukombé, les résultats de l’enquête sur la gestion et le contrôle citoyen. Da façon spécifique, il s’est agi de prendre des informations complémentaires pour rendre exhaustifs les résultats de l’enquête. Le document final de l’enquête, validé à l’issu de cet atelier, sera remonté aux autorités communales puis au programme de redevabilité.

Dans les prochains jours, il sera organisé une série de formation pour le renforcement des capacités des membres de l’Association des Consommateurs d’Eau Potable. En terme clair, il s’agira d’accroître leur capacité en ce qui concerne la collecte et le traitement des plaintes au niveau village, arrondissement et au niveau communal. Puis suivra des séances de sensibilisations des communautés pour leur faire connaitre leur droit et devoirs en matière de gestion et d’accès à l’eau potable.

Rappelons que le projet « l’eau pour les citoyens et par les citoyens : Actions de veille citoyennes pour l’accès à l’eau potable dans les zones rurales de la commune de Boukoumbé » est porté et mis en œuvre par l’ONG Eco-Benin sous le contrôle technique de GFA consulting group gestionnaire de la phase II du programme de redevabilité financé par la Direction du Développement et de la Coopération suisse à travers le Fonds de Soutien aux Initiatives de Redevabilité (FoSIR).

DANIEL ABOKI / Eco-Benin