Les 13 et 14 avril 2026, le Centre Nonvignon de Grand-Popo a accueilli un atelier de recyclage des enseignants et d’évaluation à mi-parcours des séances de sensibilisation menées dans les écoles primaires de Ouidah et Grand-Popo. Cette rencontre a réuni environ 70 enseignants, directeurs d’écoles et Chefs de Circonscription Scolaire (CCS) autour d’un objectif commun : faire le point sur les actions déjà réalisées et améliorer les approches pour la suite.
Organisé par Eco-Benin dans le cadre du projet « Là où la mer rencontre la terre : patrimoine côtier du Bénin, résilience communautaire et inclusion dans un environnement en mutation » (CoHeRe), cet atelier visait à évaluer la mise en œuvre et la qualité des sensibilisations conduites auprès des écoliers sur les enjeux du patrimoine culturel et de la résilience face aux changements climatiques.
Durant deux jours, les participants ont alterné communications, travaux de groupe et séances plénières. Les échanges ont permis de dresser un bilan chiffré des sensibilisations réalisées (nombre de séances, classes couvertes et écoliers touchés), d’identifier les forces et les insuffisances des pratiques pédagogiques, ainsi que les contraintes rencontrées sur le terrain. Des solutions concrètes et adaptées ont également été proposées afin de renforcer l’efficacité des futures interventions.

L’atelier a par ailleurs favorisé la formulation de bonnes pratiques pour la valorisation du patrimoine en milieu scolaire. Parmi les pistes évoquées figurent la création de clubs environnementaux, l’organisation d’expositions scolaires, la création de micro-parcs, ainsi que la mise en œuvre d’actions éco-citoyennes impliquant activement les écoliers et les parents d’élèves.
Les responsables du système éducatif ont salué la pertinence de cette initiative. Le Chef de Circonscription Scolaire de Ouidah, M. Houndonougbo Flavien HODONOU a exprimé sa fierté face aux résultats :
« Cet atelier nous a permis de constater que les enseignants sont déjà engagés dans la sensibilisation, mais qu’il reste des contraintes à lever, notamment le manque de supports adaptés et le temps limité en classe. Nous allons accompagner les enseignants pour renforcer la méthodologie et faire de chaque école un lieu de transmission des valeurs de résilience. Je remercie Eco-Benin pour avoir initié cette évaluation à mi-parcours, qui nous permet d’ajuster nos actions. »
De son côté, le Chef de Circonscription Scolaire de Grand-Popo M. Hubert BODJRENOU a insisté sur le potentiel du patrimoine culturel comme levier pédagogique pour renforcer la sensibilisation des écoliers aux enjeux climatiques.

« Les échanges ont montré que le patrimoine culturel peut être un outil pédagogique puissant. Nous prenons l’initiative d’encourager les écoles à développer des activités pratiques, clubs environnementaux et expositions, afin que les enfants s’approprient ces savoirs. »
Les enseignants, quant à eux, ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des échanges, qui leur ont permis de mieux apprécier les acquis et les axes d’amélioration. M. Sèwèdo Emmerick HOUNGBEDJI, un enseignant de l’EPP Djondji, s’est exprimé avec beaucoup de conviction. Selon lui, les discussions ont aidés à voir ce qui marche et ce qui doit être amélioré. Ils ont donc compris que le patrimoine peut devenir un véritable outil pédagogique pour sensibiliser les enfants aux enjeux climatiques. Je prends l’engagement d’intégrer ces savoirs dans mes cours et de développer des activités pratiques avec mes élèves.

Les participants se sont engagés à renforcer l’intégration des notions de patrimoine et de résilience climatique dans leurs pratiques pédagogiques, à travers des approches plus participatives et adaptées aux réalités des élèves.
OZIRIS SOSSOU / STAGIAIRE ECO-BENIN
HAROLD AHOUANDJINOU / CHARGE DE PROJET
PUBLICATION : DANIEL ABOKI