Une forte équipe de la Direction du Patrimoine Culturel (DPC) du Bénin, conduite par son directeur monsieur Paul AKOGNI, a effectué une mission de travail dans les communes de Natitingou et de Boukombé, au nord-ouest du Bénin. La présente mission, rendue possible grâce au soutien logistique de Eco-Benin, s’inscrit dans le cadre de la rédaction du plan de gestion, de conservation et de mise en valeur du Koutammakou, le pays Batammariba. En effet, depuis la révision de sa liste indicative en juin 2020, le Bénin s’est engagé pour l’inscription de ses biens majeurs au patrimoine de l’humanité. Les Tata Otammari représentent un patrimoine unique à plusieurs point de vue. C’est déjà une exception architecturale. Cette architecture de terre, on la retrouve dans plusieurs pays au monde mais celle du peuple Otammari est tout à fait particulière en ce sens qu’il suffit de l’approcher pour découvrir tout ce qui s’y cache. Dernière le Tata se trouve un condensé d’éléments du patrimoine culturel immatériel : les rythmes et danses, le cultuel, l’art vestimentaire et culinaire etc. Le projet Route des Tata contient plusieurs volets : la mise en tourisme, la conservation, et l’extension portée par la Direction du Patrimoine Culturel.

« Cette mission a pour but de revoir les limites physiques du site en vue de dégager la zone classable et d’actualiser les données au plan démographique et socio-économique », a fait savoir le directeur du patrimoine culturel du Bénin, monsieur Paul AKOGNI.

Le projet Route des Tata est la concrétisation d’une politique de mise en tourisme de cette architecture Otammari couramment appelé le Tata Somba. Depuis 2004, le Togo, pays voisin et frère du Bénin, avait réussit à faire inscrire sur la liste du patrimoine mondial, le Tata sous le vocable Koutammakou, le pays des Batammariba. Il convient, tout de même de souligner que les 3/4 (plus de 300.000 ha) de ce Patrimoine Tata se retrouvent sur le territoire béninois. Mieux, le berceau historique des Bétammaribés se trouve au Bénin, précisément à Koubentiegou, arrondissement de Tabota où se trouve le Tata le plus ancien qui nous renvoie à cette histoire.

« Le Tata béninois, contrairement à celui du Togo, contient les 5 grands types. La mise en œuvre du projet la Route des Tata vient combler un vide. Il est donc temps que le Bénin entre en danse pour aider la communauté internationale à saisir le Tata dans son entièreté », rétorque monsieur Paul AKOGNI, le Directeur du Patrimoine Culturel du Bénin.

Le projet d’extension du Koutammakou a le soutien du Centre du patrimoine mondial (UNESCO) et de Craterre. Il a d’énormes avantages pour le Bénin. Il permettra non seulement, d’attirer un flux touristique important pour le pays déjà connu dans le monde comme une nation de paix, mais aussi de booster le PIB local, régional et national. Ce projet d’extension renforcera également l’attractivité de territoire béninois dans son entièreté.

« C’est une diplomatie culturelle importante qui se joue et tous les acteurs sont les bienvenus pour porter haut ce projet d’extension de l’inscription au patrimoine mondial qui ne fera que renforcer la destination Bénin portée par le Chef de l’État, son excellence monsieur Patrice Talon », Paul AKOGNI, Directeur du Patrimoine Culturel.

Rappelons que d’autres missions sont attendues dans les prochaines semaines et seront suivies d’une mission internationale de l’UNESCO et de Craterre. Le directeur Paul AKOGNI et toute son équipe se sont lancés dans le challenge de déposer le dossier d’extension de l’inscription au patrimoine mondial au plus tard le 31 décembre 2020.

ABOKI DANIEL/ECO-BENIN

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